Sketchbook selection + recap: July-August 2019 / Sélection sketchbook + retour sur juillet et août 2019

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juilletaout

1 – S’il y a une chose qui compte pour moi l’été, c’est d’être dans la nature. Cet été, mon horaire était plus chargé que normal, j’ai donc mis mes efforts sur mon mode de transport pour me rendre au travail : mon vélo sortait pas mal à chaque fois que le soleil brillait. Et je compte continuer, ou encore de marcher, tant qu’il ne fait pas trop froid ! Même si je reste en ville, je passe dans des quartiers bordés d’arbres pleins de feuilles et ça fait juste tellement de bien.

2 – Une grande portion de mon mois de juillet, je me suis occupée du petit chat de ma DG. Elle était trop mignonne !

3 –  Deuxième chose qui compte pour moi l’été : les fruits et légumes du marché des fermiers hm-m-m !! Dans ma tête, j’aime aller au marché, mais en fait, quand j’y suis je suis genre hyper stressée tout le long ?? Devoir payer comptant, la foule… Alors, peut-être quand fait j’aime juste la nourriture que j’y prend que j’aime. Mais en même temps, j’ai toujours hâte d’y retourner ? Mystère ?

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Moi et ma girlfriend au marché.

4 – Le GROS MANGEUR DE TEMPS de cet été : j’ai déménagé !!! Eh oui.

5 – En août, j’ai donné un atelier de fabrication de zine à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen ici à Moncton. C’était le deuxième atelier que je rédigeais mais cette fois c’était pour les a

dultes/ados au lieu de pour les enfants. J’ai beaucoup aimé l’expérience ! J’ai aussi apprécié l’opportunité de me replonger dans l’univers du zine, dans lequel je baignais beaucoup à l’université.

 

Merci à Alisa Arsenault et à la Galerie d’art Louise-et-Reuben-Cohen pour les photos (et pour l’opportunité) !

Extra : J’ai ouvert mon sketchbook pour un autre projet pendant le dernier mois…

Ce 12 août, j’ai fait de la récolte graphique pour le Sommet des femmes 2019, organisé par le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick (que je remercie énorment), dans le cadre du Congrès mondial acadien.

Ce que vous voyez plus haut, c’est ce que j’ai préparé avant cette session de récolte graphique. En effet, avant de me lancer dans la partie « en direct », je fais un petit plan de l’ordre et des catégories de la murales. Je fais aussi des esquisses préparatoires pour faire mieux couler les images quand le moment sera venu de réaliser la murale. Je n’ai pas utilisé toutes ces esquisses (il y en a d’ailleurs deux autres pages), mais je pourrai peut-être faire quelque chose avec elles dans le futur…

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Récolte graphique au Sommet des femmes (et moi qui fait une face bizarre) 

 



 

juilletaout

1 – When it’s summer, I really want to be out in nature. However, this summer, I’ve been busier than usual. I banked instead on bike rides to work; almost every day the sun was shining. I count on keeping that up as long as the colder days don’t show up. I’ve also been walking a bunch. Even if I stay in the city, I get to pass in neighborhoods bordered by big trees full of bright leaves and it just feels so good.

2 -For a big part of July, I’ve been cat-sitting my boss’ cat. She’s so adorable.

3 – Another thing I just love about summer: fruit and veggies from the farmer’s market. I feel like, in my head, I like going to the market, but when I am there, I feel pretty stressed out. I think it’s having to pay cash, the crowd, the whole rush of it… So maybe it’s only the produce I get that I love? Yet, I’m always super eager to go back. So, who knows?

4 – This was the largest time-eater: I moved!!!

5 – In August, I gave a zine-making workshop at the Louise-et-Reuben Cohen Art Gallery here in Moncton. It’s the second workshop I’ve prepared, and this time it was aimed at teenagers and adults. I loved the experience! I also really enjoyed getting back into the whole zine sphere, which I was really into as a comics student in Quebec.

Thanks to Alisa Arsenault and the Louise-et-Reuben Cohen Art Gallery for the photos!

Extra: I also opened my sketchbook for another project last month…

On August 12, I did some graphic recording for the Sommet des femmes 2019, organized by the Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick (who I’d like to thank for the opportunity!) during the Congrès mondial acadien.

What you see above is preparation pages for that graphic recording. So, before I do the live drawing during the event, I usually do a little plan of the mural, divided roughly into categories. I also make a few sketches related to the topics being covered in the event, so that during the live part, images come to mind more easily. I ended up not using a lot of these sketches, but who knows, they might get a future use…

 

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Graphic recording at the Sommet des femmes (and making a weird face)

 

Sketchbook selection – June 2019 / Sélection sketchbook – juin 2019

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Il y a deux trucs dont je m’ennuyais.

Un :  Comme cinq millions d’autres dessinateurs et dessinatrices j’ai une grande passion pour remplir mes sketchbooks (tâche éternelle). Toutefois, entre le travail, les illustrations que je fais pour mon portfolio, pour mes médias sociaux et compte tenu mon amour inconditionné pour mon iPad/Apple Pencil, je dois avouer que je n’y touche pas beaucoup. Et quand j’y pense j’ai un ÉNORME pincement au cœur.

Deux : Depuis que je suis toute petite, je tiens sporadiquement un journal intime. Eh oui, je fais du journaling à mes heures perdues. Mais là, je trouve très, très rarement le temps. Mais j’aime beaucoup mettre sur papier les choses qui se passent dans ma vie. Je ne dirais pas que j’ai une mémoire sublime, alors ça m’aide à voir une continuité. Et ouais, j’avoue que ça aide à prendre en compte le positif des choses et à voir le négatif d’un angle de vue plus éloigné.

Alors, voilà, comme il me faut du contenu pour ce blog, je commence une nouvelle chronique (mensuelle ou bimensuelle) où je vais mélanger tenue de journal et de sketchbook. Cette fois-ci, j’ai misé sur le marqueur avec des lignes de couleur. J’ai beaucoup aimé !

Donc ce mois-ci, ça donne ça :

 

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Je vous fait un petit tour de gauche à droite, de haut en bas…

En juin, je me suis mis à apprécier Adobe Illustrator, que je détestais parce que je le trouve peu instinctif. Plus précisément, j’aime beaucoup l’utiliser pour faire des motifs.

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Le motif qui a inspiré l’illustration plus haut !

J’ai aussi fait un petit dessin au début du mois, période pendant laquelle j’ai assisté à deux AGA : une en tant que membre et une en tant que photographe (c’est un des aspects de ma vie professionnelle auquel ce site n’est pas dédié, mais que j’aime beaucoup !).

Le mois de juin, c’est aussi le mois où, au Nouveau-Brunswick, les arbres retrouvent réellement leurs feuilles. C’est un moment qui me rend tellement heureuse ! J’y ai même dédié une pleine page de mon carnet d’esquisse, que voici…

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À part ça, ça va un peu avec la venue de l’été, mais j’ai mangé beaucoup de crème glacé. C’est tellement bon !!! Incroyable.

Autre signe de l’été, j’ai fait mes premières visites à la plage (deux couchers de soleil). La mer, il n’y a rien de comparable.

Et puis finalement, une autre obsession : le matcha latté glacé. Je les fait moi-même, avec cette recette mais en version simplifiée. Il faut bien secouer mais oh là là quel délice.



 

There are two things I’ve been missing.

One: Like almost every other artist, I have a passion for filling up my sketchbooks (an eternal task). But in between work, my portfolio and social media, and considering I am absolutely in love with my iPad/Apple Pencil duo … I haven’t been “sketchbooking” a lot.

Two: I’ve been sporadically keeping a journal since I was a child. Yeah, I do journaling. Sometimes. But lately these “sometimes” have become few and far between.  I really like putting down on paper the things that happen in my life, though. I wouldn’t say I have the best memory, and it helps keeping a kind of narrative. And yes, alright, it does help to take knowledge of positive points and take some distance on negative issues.

So here, I’ve decided to kind of combine the two and create a blog post compiling some sketchbook drawings based on my day-to-day life. My goal is to do such a publication monthly or bimonthly.

This month, I did all my drawings in marker with colored lines. I really had fun working like this!

Here’s the result:

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I’ll do a little tour, from left to right, top to bottom…

This June, I started to like working in Adobe Illustrator, which I used to hate because I found it didn’t work well with my instincts as an illustrator. But with experience, I can see it has its uses. I played with the patternmaking function for a project in mid-June.

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The sketchbook illustration is based on this little pattern.

At the beginning of the month, I did a drawing about going to two AGMs in a short period of time. I was there as a member in the first one, and as a photograph to the second. Photography is a part of my professional life that this website is not dedicated too, but it’s something I enjoy a lot!

June is also the month where, in New Brunswick, trees finally become full of bright green leaves. It’s a moment that always makes me so happy… the beginning of summer! I even dedicated a full page of my sketchbook to it…

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Other than that, with the warmer temperatures, I ate a bunch of ice cream. So good!!!

Another sign of summer: I made my first visits to the beach. There’s nothing quite like the sea.

Last but not least, another obsession: iced matcha lattés! I make them myself using a mason jar and a simplified version of this recipe. It involves a lot of shaking to mix in the matcha powder but ooh boy is it worth it!

Récolte graphique / Graphic Recording

À la fin de la dernière année, j’ai été approchée pour faire de la récolte graphique pour un laboratoire d’innovation sociale. Avant ça, j’étais très vaguement au courant de ce que c’était, mais ça m’intéressait, alors je m’y suis lancée. J’ai adoré l’expérience alors voilà, je me suis lancée ! J’ai suivi deux formations et récemment, j’ai eu mon premier contrat en tant qu’indépendante avec l’Institut national des pêches autochtones. J’étais là pour faire la récolte graphique francophone, Fuselight Creative se chargeant de la murale anglophone (c’était incroyable de voir Tanya Gadsby travailler ! Vous pouvez voir sa super-belle murale pour le même évènement sur Instragram).

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Merci à Léo St-Onge pour la photo !

Alors, la récolte graphique, c’est une prise de note graphique en lien avec une activité (réunion, formation, labo d’innovation…). Ça veut dire qu’on y ressort les thèmes principaux, le déroulement général de l’activité et certains éléments importants relevés des discussions qui auront lieu au long de la journée.

C’est un mélange d’écrits et de dessins qui servent à donner aux participants de l’activité une façon (visuelle !) d’intégrer les notions ressorties de l’activité.

DSC_0006-2.jpg Moi, ce que j’aime de la récolte graphique, c’est que ça me permet de prendre mes connaissances en art et en graphisme et de m’engager près d’enjeux du moment. Quand on fait de la récolte graphique, on se retrouve au milieu d’une discussion. Il faut être au coeur de ce qui se passe dans la pièce pour le ressortir sur le papier. J’adore ça apprendre les problèmes, les défis, voir les esquisses de solutions…

La première récolte graphique que j’ai faite était autour de l’implication des jeunes francophones au Nouveau-Brunswick. La plus récente touchait la capacité  des populations et associations autochtones à participer à la planification spatiale marine sur le plan technique. Donc, on y parlait beaucoup de pêche et de protection de l’environnement. Des sujets pas mal différents ! Je suis une personne qui est touchée par pas mal tous les enjeux sociaux et environnementaux et j’aime beaucoup le rôle d’observateur impliqué que me procure la récolte graphique. C’est toujours intéressant !

Alors voilà, la récolte graphique, c’est une nouvelle tranche du domaine visuel que j’ai récemment découverte. Et j’espère pouvoir m’y lancer encore dans le futur !

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Ever heard of graphic recording?

At the end of last year, I was asked to be the graphic recorder for a social innovation lab. Before that, I had a very vague notion of what graphic recording was. But I was interested in it and I thought it could be within my skill set, so I tried it. And I had so much fun!

So, after that, I followed two workshops to learn more about this graphic recording thing. And I did learn – a lot! Then, recently, I got my first independent contract for the National Indigenous Fisheries Institute. I was there to do graphic recording in French for one of their events. The English graphic recording was done by Fuselight Creative (it was awesome to see Tanya Gadsby work! You can check her super-beautiful mural for the same event on Instragram).

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Thanks to Léo St-Onge for the photo!

So, graphic recording is a kind of note-taking. A graphic note-taking, if you will. It can be done during meetings, workshops, social innovation labs…

It’s a mix of text, drawings and symbols. It allows the activity’s participants to have a visual way to assimilate the notions that were presented throughout the day.

DSC_0006-2.jpgWhat I like about graphic recording is that it allows me to take my art and design skills and get involved.

When you’re doing graphic recording, you’re put at the center of a discussion. You must think, listen and understand what’s going on to put it on the wall. I love learning about the problems, the difficulties, see the inching towards solutions…

The first graphic recording I did was around the implication of francophone youth in New Brunswick. The most recent one (the one you see in the pictures) touched the capacity of indigenous populations and associations to participate in marine spatial planning on a technical level. So, this was a lot of talk about fisheries and protecting the environment. I’m someone who’s sensitive to pretty much any social and environmental issues, so I really liked the observatory, yet active role I get through graphic recording. It’s always so interesting!

So there, graphic recording is a new branch of visual work that I’ve recently discovered. And I hope to do more of it in the future!

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Des ateliers d’illustration pour les jeunes / Illustration workshops for kids

English follows.

J’ai toujours aimé dessiné. Quand j’étais enfant, pas de hockey pour moi, pas de ringuette, un peu de soccer et de cours de danse, vite abandonnés… Mais j’ai suivi des cours d’art avec de jeunes artistes fraîchement sortis du baccalauréat, comme je le suis maintenant. J’y ai appris la discipline, à m’appliquer à un travail souvent difficile et frustrant. J’y ai surtout appris à aimer dessiner, encore plus.

Eh bien voilà, bien que j’aie encore plusieurs choses à apprendre, je suis passée de l’autre côté. En novembre, j’ai donné des ateliers d’illustration à deux classes de jeunes de quatrième année de Lamèque, au Nouveau-Brunswick.

Vu que j’habite à Moncton, ces ateliers étaient donnés par vidéoconférence. J’animais sur Skype alors que je faisais défiler un Powerpoint avec des notes, du visuel, des exemples… Et à la fin, les jeunes pouvaient poser des questions. Eh oui, on est dans le futur. Ces ateliers servaient à donner aux jeunes une base en illustration, pour qu’ils puissent réaliser des kamishibaïs.

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Le kamishibaï, c’est comme un théâtre d’illustrations. Il s’agit d’une invention japonaise qui est constituée d’un cadre en bois à l’intérieur duquel se trouve une pile d’illustrations. On fait glisser successivement les pages cartonnées qui illustrent le récit dans la structure en bois alors qu’on raconte l’histoire. Comme ça, une fois qu’on a raconté la situation initiale avec la première illustration, on la glisse hors du cadre, ce qui fait apparaître la prochaine illustration, et on la reglisse à la fin de la pile d’illustrations. L’histoire est écrite à l’envers des illustrations.

Mais bon. Moi c’est bien en illustration que je me spécialise, pas en kamishibaï !

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Un extrait de l’atelier sur les personnages : les yeux et comment ils donnent de la personnalité aux personnages

J’ai donné un total de quatre ateliers : un premier sur les personnages, puis sur les décors, un autre sur comment raconter quelque chose par l’illustration et finalement, un dernier sur les couleurs. J’ai pris une approche générale de l’illustration narrative, avec quelques petits trucs plus pointus. J’ai aussi montré à quoi une illustration peut servir et quel est son rôle par rapport au récit, vu que les jeunes utiliseraient bien sûr leurs illustrations pour leurs histoires. J’ai donné des mini fiches d’exercices ou de notes pour accompagner les ateliers. Elles soulignaient à quoi penser quand on dessine. Par exemple, quels détails peut-on donner à une maison pour qu’on comprenne qu’elle est hantée ? Ça m’a fait revisiter des notions que j’ai vues pendant mon bac et qui me servent dans mes propres projets.

 

Il y a deux semaines, je me suis rendue au vernissage des élèves. Hyper sympa ! C’était spécial de reconnaître certains des concepts que j’avais présentés ici et là. Vu que mes ateliers avaient été donnés par vidéoconférence, j’ai beaucoup aimé rencontrer les enfants qui étaient de l’autre côté de l’écran. Leurs histoires étaient toutes uniques et leurs illustrations étaient pleines de personnalité.

Je suis très reconnaissante envers Liza-Joanie Ouellet, l’enseignante qui m’a invitée à donner les ateliers d’illustrations. Ce fut inspirant de voir un personnel enseignant aussi passionné, qui propose à ses élèves des projets aussi originaux et enrichissants ! J’ai aussi rencontré une bibliothécaire, Lison Gaudet, qui a apporté un vrai kamishibaï et qui l’a présenté aux jeunes (c’est celui qu’on voit sur la photo plus haut). Trop cool tout ce que les bibliothèques publiques font dans nos communautés ! Je dois aussi mentionner Diane Deschênes, de la Maison de la culture inc., sans qui ma participation n’aurait pas été possible. Je suis bien contente qu’il y ait un véritable réseau culturel dans notre province.

Ça a aussi été intéressant de voir Shippagan en hiver (pour ceux qui ne connaissent pas, Lamèque et Shippagan, c’est à peu près collé). Je m’y étais rendue au printemps aussi. Je commence à m’y connaître, hé ! Le Brise Marine annonce qu’on est bien arrivés (quand on vient par la Rue 1), le Tazza Caffé juste après l’Université… C’était la première fois que je posais les pieds à Lamèque, par contre ! Bien qu’étant une Néo-brunswickoise de naissance (ok, mes parents sont québecois, mais booon…), je n’ai commencé à découvrir le Nord de la province qu’à l’âge adulte. Bon, chez moi, ça reste le Sud-Est, mais je suis contente de commencer à me familiariser avec cette région. J’ai l’impression d’élargir ma carte, en « déverrouillant » de nouvelles régions comme dans un jeu vidéo.

En plus de ça, ça a été mon premier long (3 heures) voyage en voiture toute seule. En accompagnement, j’ai mis Little Mourning de Milk & Bone (plusieurs fois), la musique de Star Wars : The Last Jedi (oui, ça fait très geek, mais ça donne l’impression qu’on pilote un vaisseau spatial, je recommande)… Ça m’angoissait un peu de voyager seule, assez loin, pendant l’hiver, mais comme j’ai l’impression de plus en plus, une fois que je m’y suis lancée, il n’y avait plus de stress. Yay pour les nouvelles expériences !

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De gauche à droite : Lison Gaudet, ,(moi), Liza-Joanie Ouellet.


I always liked to draw.  I tried soccer and then dance, but not for long… And absolutely no hockey for me! Instead, I took drawing classes with young artists all fresh from university, a little like I am now. This way, I learned discipline, to apply myself to a work that was often difficult and frustrating.  But I mostly learned to love drawing, even more.

Well, now I’ve seen the other side. This November, I taught four workshops for two classes of fourth-graders from Lamèque, New Brunswick. Since I live in Moncton, we did the workshops through video conferences. This is how it worked: I had a Powerpoint showing on a big screen for the visuals, notes and examples, while I gave explanations through the magic of Skype. The kids could ask questions at the end of my presentations. The goal of these workshops was to give the kids some notions on illustration, since they were themselves going to illustrate a short story they had written. They would then present their story with the illustrations in the form of a kamishibaï.

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kamishibaï is like a theater of illustrations. It’s a Japanese invention. It is made up of a wooden structure that’s kind of like a frame with shutters. Inside the frame is a stack of illustrations. The storyteller slides the illustrations in and out as the story progresses. The story is written on the verso of the illustrations. Genius, right?

I gave a total of four workshops: one on creating characters, one on creating meaningful settings, one on how to tell a story with an image, and finally, one on colors. I took a general and accessible

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A tidbit of the workshop on characters: eyes and how they give personality to a character! Text is in french, but I figure you can get this gist of it.

approach to illustration, really the basics with some more pointed advice that could be useful for the kids’ specific projects. I also explained what is the role of an illustration and what it can bring to the story. After each workshop, the kids received either a page of notes, an exercise or a mix of both. These were all made to guide them in what they need to think about when making an illustration.  For example, which details could they draw to tell that a house is haunted? Creating these workshops threw me back to my university classes and made me revisit the notions I use in my own projects.

 

Two weeks ago, the school organised an event where the kids showcased their kamishibaïs. I went and finally saw the illustrations they had made following the workshops! It was wonderful to meet the kids who were on the other side of the screen. Their stories were all unique, their illustrations full of character. It was also fun to recognize some of the tips from the workshops in their illustrations.

I’m grateful that Liza-Joanie Ouellet, the teacher for one of the classes, reached out to me. I met her and the other teacher, Céline Losier, in Lamèque. It’s so inspiring to see school staff who are so passionate and who make cool projects like that for their students! I also met a librarian, Lison Gaudet, who brought a real kamishibaï from her library (it’s the one you see in the picture above). There’re all sorts of things in public libraries these days! I also want to highlight that none of this would’ve been possible without the help of Diane Deschênes from Shippagan’s Maison de la culture inc.

It was also interesting to see Shippagan in winter (for those who don’t know the region, Lamèque is super close to Shippagan). I went there in the spring too, while I was working on the Festival de théâtre communautaire en Acadie (a community theater festival) with the Conseil provincial des sociétés culturelles (an NGO that promotes Acadian and Francophone culture).  Anyways, I dare say I’m starting to know Shippagan! Brise Marine, the small motel, which announces you’re there (if you are coming there from the same way I did, at least), the Tazza Caffé just after the University… It was the first time I had been on the island of Lamèque though!

Even though I’m a true New Brunswicker born and raised (my parents are from Quebec but whatevs), I’m just starting to discover the Northern parts of the province. It’s kinda like I’m uncovering new regions on a video game map.

It’s also been my first time driving alone for a long distance (254 km). For company, I put on Milk & Bone’s Little Mourning, several times, and the Star Wars: The Last Jedi, very geeky, but gives the impression that you’re driving a spaceship, totally recommend it. I was a bit worried to drive for so long on my own, in winter too, but as I’m finding more and more, once I just got into it, the stress was pretty much gone. Here’s to new experiences!

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From left to right : Lison Gaudet, ,(me), Liza-Joanie Ouellet.

Visual development – fleshing out a main character

I’m currently working on a proposal for a comic book alongside my other illustration and design projects. I also made this new website with a blog section. 2+2=4, I decided I’d take you, reader, through the creative process for my comic book project!

I like to write and work on the visual development for the story kinda at the same time. Currently, I have a few designs on the table, and the story’s basic plan is half done. Little steps! But it’s time to go deeper in all this, and to do so, I need to have a clear idea of what my main character’s made of. From the start of the project, I had more or less a vague idea of what he should look like.blog_chara1

The drawing on the left is from over a year ago and is the first drawing I made of him. It makes me want to laugh a bit, but looking at it again made me able to point out the things that don’t really correspond to my vision of the character in the second drawing (which is from a few days ago). It’s like… each of these designs have points that made me go : « yeah! that’s what he looks like! » and some that made me go « errr… that’s not quite it. »

So! Back to the drawing table! I think I kinda got more or less what I wanted from the design, which was what I needed to go to this next part…

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(Sorry, my sketches aren’t very clean) I wanted to work on this part of the character because it’s putting down a good part of his personality, which is going to help me write him in the story. I asked myself : how does he live these emotions?

We all move a bit differently, according to our individuality. This character is a child (he’s like twelve, I think), who’s been sheltered for parts of his life and left completely on his own when the story picks up. He also grows up in a troubled environment. I tried to convey that, but I might still have some work to do…

I think figuring out how the character reacts to things, how he moves and how he talks is all linked together. To properly write the story (as in, write the actual scenes with dialogue and everything), I want to know these things… for all of the main characters!

The last part, the eyes, is a bit more of a practice for me : expressive eyes aren’t exactly my forte, and I need to work on that…

Anyways, there’s still loads of work to do on this character design: I haven’t done a model sheet for uniformity, haven’t done serious work on the costumes… Next time! Maybe?